La thérapie par la randonnée

Cet article ne se veut aucunement larmoyant et encore moins faire pitié.

Il n’est que le reflet de la vie de ma fille, porteuse d’un handicap mental léger.

Léger ?

Oui mais suffisant pour galérer depuis son enfance où tout n’est que barrières, indifférence, méchanceté.

Il a été tellement facile de m’accuser, moi, sa mère, de la surprotéger et l’empêcher d’avancer.

J’ai frappé à beaucoup de portes et si certaines se sont légèrement ouvertes, elles se sont vite refermées face à la difficulté du handicap mental.

Elle a réussi, néanmoins, à avoir un peu d’autonomie et vit actuellement dans un mobil home mais passe toutes ses journées à la maison.

Même au camping, elle a dû affronter la méchanceté et le mensonge. C’est si facile de frapper la différence.

Elle est dans l’attente d’un logement social.

Je ne vais pas m’étendre sur son handicap mais elle est dans une catégorie où, pas assez handicapée, elle ne peut intégrer un centre, et trop handicapée pour le milieu dit « normal ».

Pourtant il suffirait de lui laisser une chance, SA chance, en étant patient et empathique et surtout comprendre le handicap mental.

La vie n’a pas toujours été facile avec notre Miss à mon mari et moi. Les crises, avant d’avoir un traitement au long cours, étaient violentes et déstabilisantes aussi bien pour nous ses parents que la fratrie, qui au final, a laissé tomber. Ce n’est pas une critique. Ils ont une vie avec conjoint et enfants et ont besoin de normalité.
Rien n’est « normal » avec notre fille mais qui sait la regarder avec la bonté du coeur verra une personne tellement attendrissante avec un besoin époustouflant d’amour et d’amitié et de tendresse.

Depuis que nous avons emménagé dans les Pyrénées catalanes, sa vie est adoucie par les randonnées. Une superbe thérapie en attendant que le destin veuille bien s’occuper d’elle avec bienveillance.

Regardez comme elle est heureuse dans nos randonnées.

On faisait comment avant ?

(sur des photos de ma dernière randonnée)

J’ai la chance de pouvoir lire le journal gratuitement, sinon je ne l’achèterais pas. Une voisine après l’avoir lu me le met dans ma boite aux lettres.

Et je parcours toutes ces astuces partagées par les personnes qui veulent faire des économies parfois drastiques afin de pouvoir finir les fins de mois.

Et je lis : économie de lumière, d’eau et même de douche pour se laver au gant de toilette.

Mais comment faisaient nos grands-parents et même nos parents pour ceux qui ont sensiblement le même âge que moi (la soixantaine bien sonnée) ?

Nous sommes tellement habitués depuis des années à vivre dans le confort le plus total que nous sommes tout surpris, désappointés et stupéfaits de devoir nous serrer la ceinture énergétique (parce que la ceinture alimentaire, cela fait longtemps qu’une bonne partie de la population doit se la serrer).

Lorsque j’étais enfant, nous devions faire attention à tout. L’eau ne coulait pas à volonté et on ne prenait une douche qu’une fois par semaine, voire deux ainsi qu’un shampooing une à deux fois par semaine (on prenait du shampooing sec entre deux). On se lavait évidemment tous les jours mais… au gant de toilette et fallait pas laisser couler l’eau !

On n’allumait la tv que le midi pour les infos et on l’éteignait ensuite pour ne la rallumer que le soir.

On se chauffait au charbon qu’on allait chercher à la cave (ma soeur ainée doit s’en rappeler, elle était toujours de corvée) et on habitait au dernier étage avant que nos parents puissent acheter une maison.

On chauffait le strict minimum et le matin on enfilait vite un gros pull avant que maman s’occupe du poêle.

Etc etc …

Et vous savez quoi ?

Nous étions… HEUREUX …

Avis de tempête

Il est une coutume depuis quelques années de donner son avis sur tel ou tel endroit.

Des sites ont pignon sur rue et avant de choisir un restaurant par exemple on va voir ce que les gens en ont pensé.

Les opinions des uns et des autres reflète t-elle l’exacte vérite ?

Tout est subjectif !

Il aura suffi qu’un plat ne nous plaise pas, un serveur, le décor et hop l’endroit est jugé sévèrement pendant que d’autres s’y seront régalés et auront passé un bon moment.

J’aime présenter des exemples concrets de mes analyses et je me tourne donc vers le camping où pour l’instant vit ma fille dans l’attente d’un logement décent.

Nous y avons passé nous-mêmes de bons moments après y avoir ancré notre mobil home quelques années, 6 mois par an, avant d’acheter notre maison.

Je ne suis pas là pour juger ce camping car mon avis ne serait que le reflet d’une dernière année catastrophique aussi bien au point de vue ambiance qu’état des lieux.

Mais j’ai voulu aller y vérifier les avis.

Et on retrouve bien la diversité hétérogène de personnes qui remercient un bon moment passé en été et ceux, souvent là à l’année, qui règlent leurs comptes.

Donc imaginez choisir ce camping et y venir lire les avis avant de vous décider.

Que feriez-vous ? La balance penchée du côté des avis positifs ou côté avis négatifs ?

La nature humaine est faite de telle façon que je suis presque certaine que les avis négatifs l’emporteraient.

Et pourtant, ce qui est valable pour certains ne le sera pas pour d’autres en tout domaine que ce soit.

Alors comment savoir ?

Un restaurant c’est facile : on y vient une fois et plus jamais ou on y retourne mais au moins on aura eu notre propre avis.

Un lieu de randonnée, là c’est plus commode de se faire sa propre opinion, il suffit de regarder les photos. Y a plus qu’à se décider si on aime ou pas.

Le camping, mon fameux camping, un séjour en été ne peut être catastrophique, il suffit si çà ne va pas de prendre la poudre d’escampette à condition d’en trouver un autre et de récupérer sa mise ou visiter la région du matin au soir pour ne rentrer que le soir.

Pour d’autres cela leur conviendra tout à fait car j’ai remarqué et c’est valable pour beaucoup de campings, enfin APPAREMMENT puisque comme le commun des mortels, j’ai lu les avis (faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais) l’accueil est plus chaleureux pour les estivants que les clients à l’année (je les connais les clients à l’année, certains ce n’est pas une partie de plaisir pendant que d’autres sont charmants).

Mais voilà c’est une mode établie de donner son avis que l’on soit content, déçu ou pire en colère.

Les troupeaux suivent, les autres réfléchissent …

Et puis… moi aussi je laisse des avis !

On reviendra !

Dans un cadre idyllique sur une terrasse vue sur la montagne, un repas délicieux du début à la fin dans une charmante ambiance. Tarif très correct. On reviendra… souvent !

Date de la visite : juin 2022

Le blues des mamans d’enfants différents

J’allais mettre en titre « le blues des mamans d’enfants handicapés » et puis je suis persuadée que le mot qui convient est « différents » car la différence sera présente dans chaque instant de leur vie, chacun de leurs pas, dans le regard des autres, dans l’approbation ou l’indifférence et pire le dédain de la société.

C’est tout çà que les mamans d’enfants différents traversent tout au long de la journée. Quant aux nuits elles sont perturbées par les soucis et la peur.

Ma nuit a été un chaos parce que ses larmes, hier soir, je ne m’y attendais pas.

Parce que je pensais qu’elle allait mieux, beaucoup mieux, ici au soleil, avec un peu d’indépendance.

C’était sans compter sur la méchanceté, l’hypocrisie, la bêtise des gens.

En fait, une toute petite étincelle, parce qu’elle est tellement fragile, suffit à faire repartir ce feu qui la détruit de l’intérieur.

Nous les mamans de ces enfants nous subissons de plein fouet leur détresse, leur tristesse.

Nous devons combattre la société qui se montre souvent cruelle et au sein des familles nous sommes soit entourées soit critiquées.

Nous en faisons trop, nous n’en faisons pas assez, nous les protégeons trop, nous ne nous en occupons pas assez.

Bref, nous ne serons jamais assez bien pour ceux qui ne savent pas, qui ne comprennent pas, qui n’ont aucune empathie.

Mais alors qu’on leur fiche la paix à ces mamans et ces enfants différents.

Si on n’a pas envie de les aider, qu’on les laisse se débrouiller mais qu’on n’ enfonce pas le couteau dans une plaie déjà béante.

Nous les mamans d’enfants différents, nous sommes seules et nous serons toujours seules.

Oh oui vous allez me dire « mais vous êtes entourées de vos familles, vos maris (quand il y en a – ma fille a une puce différente mais tellement adorable et elle doit faire face seule, toujours seule) mais non nous sommes isolées dans notre peur de l’avenir, nos interrogations et notre immense chagrin qui ne se voit jamais car, nous mamans d’enfants différents, nous avons toujours le sourire.

Alors, hier soir, devant ses larmes enfermant tant de chagrin contenu depuis des semaines, il a fallu que je me retienne car nous avions des amis à notre table, mais mon coeur a chaviré et j’ai haï (moi qui aime presque tout le monde) ces gens qui encore et encore lui font du mal.

Et je me dis, certainement comme toutes ces mamans au coeur brisé mais au courage exceptionnel « un jour mais quand oui QUAND, un jour mon enfant sera t-il heureux ? »

Rencontrer ses relations virtuelles ?

Je suis rentrée dans le monde virtuel il y a 11 ans environ.

J’ai d’abord galéré avant d’y trouver une place confortable.

De jolies rencontres mais j’étais « tout feu tout flamme » et j’ai vite appris que parmi les jolies fleurs se cachaient de venimeux serpents !

Heureusement j’ai un caractère bien trempé ce qui ne m’a pas vraiment déstabilisée mais j’ai changé souvent de plate forme avant de trouver celle qui me convenait vraiment.

Ce qui fait que depuis une dizaine d’années mes relations virtuelles sont les mêmes ou à peu près.

Mais faut-il rencontrer ses relations virtuelles ?

La magie de l’opinion qu’on se fait des personnes ne va t-elle pas s’évanouir ?

Parce que le monde virtuel est ce que l’on s’imagine et parfois pas du tout la réalité.

On peut tellement bien s’entendre virtuellement et tout s’écroule à la première rencontre.

Beaucoup de précautions et de perspicacité plus tard, on peut essayer des rencontres si on en a le profond désir, à condition que ce soit mutuel.

Parce qu’il y aura les curieux qui veulent voir à quoi vous ressemblez et au final se moquent bien de vous.

On risque soit d’être déçu soit conforté dans ce que l’on pense de la personne virtuelle.

Lorsqu’on discute ainsi tous les jours ou presque depuis des années virtuellement, peut-on vraiment se tromper et a t-on envie de laisser tomber le charme du virtuel ?

Moi j’ai sauté le pas et plusieurs fois.

Et bien je ne me suis trompée qu’une fois (une amie virtuelle que j’aimerais beaucoup rencontrer s’en rappelle elle aussi – n’est pas pas petite adorable belge ?).

Cela aurait pu me refroidir !

Que nenni.

J’ai fait de belles et de très belles rencontres qui ont renforcé cette amitié virtuelle.

D’ailleurs Capucine et Bérénice on se le fait quand ce petit resto ?

Il y en a d’autres que j’aimerais rencontrer et certain(e)s relations virtuelles me suffisent.

Le principal est de toujours se sentir bien dans cette époque du virtuel sinon autant fuir.

Le courage de ses opinions

Cela pourrait s’apparenter à de l’hypocrisie pendant que d’autres diront que c’est une façon de se protéger.

Nous sommes dans une société qui ne prend partie pour telle ou telle chose qu’à condition de ne pas être impliquée !

Parfois je lis les commentaires sur certaines infos et çà se termine en pugilat virtuelle !

L’un traite l’autre de lâche pendant que l’autre dit que la société n’a pas de c……s.

Et au final tout ce beau monde repart dans sa petite vie sans agir pour changer quoi que ce soit.

On entend « à notre échelle on ne peut rien faire ». Mais on ne fait plus rien sauf… ne pas avoir le courage de ses opinions.

On voit la personne critiquée hier adulée par l’auteur des critiques le lendemain.

Il ne faut jamais parler ni politique ni argent. De toute façon untel vous dira qu’il a voté pour X devant vous et pour Y face à l’ennemi de X.

Alors comment savoir qu’on a face à soi une personne honnête ?

Bon j’avoue que trop de franchise n’est pas non plus la panacée au risque de faire plus de mal que de bien mais là c’est de l’éducation que de parfois être obligé de se taire.

Sauf que cette franchise va être distillée auprès des autres contre la personne concernée. Oui là il faut bien l’avouer c’est de l’hypocrisie à l’état pur.

J’ai un principe fondamental : ce que je dis sur les autres en arrière, je leur dis face à eux à un moment donné parce que là ne soyons pas hypocrites, qui n’a pas parlé d’un membre de sa famille, d’un ami, d’un voisin à quelqu’un d’autre ?

Sauf qu’il faut avoir le courage de ses opinions et discuter de ce qui ne va pas avec la personne intéressée en priorité puisqu’on parle d’elle.

Ce que je ne sais pas ne peut pas me faire de mal. Sauf qu’il y a toujours un petit malin pour répéter ce que tu as dit et ce petit malin a été très actif dans la conversation impliquant la personne concernée.

Le monde est devenu tel que nous n’osons plus avoir de courage, celui d’aider, de comprendre, de combattre.

Celui de dire franchement ce que l’on pense vraiment …

Sur la plage abandonnée

La saison touristique prend fin.

Les familles sont rentrées dans leur foyer, certains pour préparer la rentrée scolaire de leurs enfants, d’autres reprendre le boulot.

Les stations balnéaires se vident et retrouvent leur calme.

Certaines interdictions, en particulier celles concernant les animaux (ce qui me ravit) s’éteignent et nos amis à quatre pattes peuvent à nouveau courir et jouer dans des espaces dont on les avait privés tout l’été.

Je mets un point d’honneur à insister sur le fait que nous sommes des propriétaires « responsables » et que vous ne trouverez sur notre passage aucun dégât quel qu’il soit concernant nos animaux. Si tout le monde en faisait autant, il y aurait sans (aucun) doute moins de restrictions animales.

Les plages sont désertées, comme abandonnées, senteur fin d’été et certainement soulagement pour les habitants.

J’aime cette atmosphère faite de silence et de paix, de douceur et de calme.

J’aime me ressourcer après un été torride.

Pourtant, tout en marchant sur le sable dont mes pas laissent leurs empreintes, mes pensées vont vers mes enfants.

Un bel été, de beaux échanges, ceux sans doute qu’on n’avait plus ou peu, enfermés dans des habitudes.

L’éloignement a été douloureux mais les retrouvailles tellement intenses.

Les sentiments sont décuplés, la joie bien présente.
Et pendant que je marche sur cette plage abandonnée, que mes pas s’enfoncent dans le sable encore chaud, je souris de mes pensées qui gonflent mon coeur d’un amour éternel pour ma famille.

Je vous souhaite une excellente rentrée et ne vous inquiétez pas, la plage, le sable chaud, les sourires, les barbecues et les sorties vont attendre toute l’année dans une bienveillance endormie.

Mets toi à ma place

Il y a bien une phrase que je ne supporte plus d’entendre, c’est « mets toi à ma place ou mets-toi à sa place ».
Pourquoi diantre faudrait-il absolument se mettre à la place de l’autre ?

Nous avons bien assez à faire avec notre propre existence, notre propre « moi », nos difficultés relationnelles aussi bien avec les autres qu’avec soi-même pour en plus se mettre à la place de l’autre.

Nous pouvons être généreux, conciliants, empathiques et j’en passe mais si personne ne peut se mettre à notre place, nous ne pouvons non plus enfiler l’armure de l’autre.

Egoisme ? Pour moi ce n’est que du bon sens car si on ne se protège pas, comment finira t-on ?

J’ai énormément donné dans ma vie, de ma personne, de ma générosité et j’ai si peu reçu mais pas grave, je continue à donner car c’est ce que je sais faire de mieux. J’ai été souvent blessée mais j’ai pensé ma peine et je l’ai transformée en cicatrices.
Mais NON je refuse catégoriquement de me mettre à la place des autres.

Chacun sa route, chacun son chemin et comme le dit une citation

« enfile mes bottes et après en verra »

Et bien moi on ne verra même pas car la place des autres c’est la leur et pas la mienne.

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer