Oeil pour oeil, dent pour dent ?

(sur des photos de la belle Collioure)

Bien des personnes pratiquent le « oeil pour oeil, dent pour dent ».

Bon ok on ne peut pas passer sa vie à se laisser marcher sur les pieds mais cette méthode de vengeance me déplait et je la trouve même ridicule.

Maman me disait « le silence est le plus grand des mépris ».

Sur les réseaux sociaux c’est avec amusement que j’ai constaté plus d’une fois cette attitude où si tu ne vas pas lire l’autre régulièrement pour telle ou telle raison (on a une vie réelle qui parfois occupe bien) ou que tu ne sais pas quoi dire ou répondre parce que ce jour là tu n’as pas l’inspiration, le couperet tombe et tu n’as plus de visite ou des commentaires laconiques.

Alors moi cela m’est totalement égal et je fais comme je peux, et même comme je veux, cela s’appelle la liberté.

Et puis à se venger sommes-nous plus heureux pour autant ?

Sur le moment on jubile et on se dit « tiens prends çà dans ta figure (là je suis polie parce que bien souvent c’est dans ta G.. qu’on dit) mais ce n’est qu’une réaction éphémère qui au final n’apporte aucune satisfaction si ce n’est gonfler notre ego.

Le temps parfois finit par se charger de nous venger, si vengeance il doit y avoir.

Alors laissons le temps faire …

Et j’ai crié

Et bien non ! On arrive à un âge où on sait que çà ne sert à rien de s’énerver, de crier.

Ce qui ne veut pas changer ne changera jamais.

Ceux qui disent avoir changé en fait n’ont fait que mûrir.

Ceux qui semblent vouloir détenir la vérité s’emmêlent dans leurs vérités et contre-vérités et leurs mensonges.

L’intolérance, le manque d’empathie, l’injustice existent et existeront toujours.

Alors soit on essaie de nager au milieu de ces flots tumultueux au risque de se noyer soit on prend l’option bouée de sauvetage et on passe à autre chose.

Et c’est quoi « autre chose ».

Ce sont tous ces moments agréables qui défilent et qu’on risque de ne pas voir à force de crier.

Ce sont ces pans de vie où s’entremêlent petits bonheurs et grandes joies mais comme c’est éphémère si on perd son temps à crier on ne le verra même pas, même plus.

A mon âge on a envie, on a surtout besoin de se poser, se reposer l’esprit et ce qui nous semblait si grave hier prend une infime importance aujourd’hui.

Du coup on a du temps, celui d’aimer, de prendre soin de soi et des autres.

Essayez un jour d’arrêter de crier, çà fait tellement du bien !

La tendresse tout simplement

Certaines familles sont monoparentales et le phénomène s’accentue au fil des décennies.

D’après les spécialistes, l’équilibre d’un enfant passe par le père et la mère sinon sa vie est bancale.

Sauf que lorsque l’un des deux est absent pour diverses raisons que je n’évoquerais pas ici, il faut bien composer afin d’apporter à l’enfant un bien être total.

On sait que tout se joue pendant l’enfance et une enfance bien construite donne un adulte équilibré.

Je ne suis pas rentrée et il est évident que je n’entrerais pas dans ces familles monoparentales mais je peux m’appuyer sur l’exemple de ma petite-fille.

Si le père est absent au quotidien, un homme de constitution solide peut apporter à l’enfant tout le bien-être et l’affection dont il a besoin au masculin.

Cela peut être un oncle, un grand-père, rarement un ami.

Ma petite-fille a trouvé sa béquille si je peux m’exprimer ainsi en la personne de son papy.

Entre eux c’est une magnifique et attendrissante histoire d’amour « grand-paternel/petite-fille ».

Plus que les autres enfants qui ont leurs deux parents, ces enfants monoparentaux iront aussi bien, voire parfois mieux, que les autres grâce à cette pièce rapportée qui tient la balance en équilibre sain et serein.

L’intelligence du lâcher prise

Il nous est arrivé, il nous arrivera sans doute de nous trouver face à des personnes de mauvaise foi, qui savent tout mieux que tout le monde et veulent toujours avoir raison.

L’instinct premier est de contredire ces fausses vérités afin de rétablir la bonne.

Mais on s’épuise face à ces personnes qui ne se remettent jamais en question.

Alors quel est le plus important ? Vouloir avoir le dernier mot à tout prix pour satisfaire un égo malmené ou laisser passer et ne rien dire, ne pas essayer de convaincre et passer son chemin ?

Le lâcher prise est une chose parfois difficile à exécuter mais elle prouve qu’on a suffisamment de finesse et d’intelligence et au final on ne s’en sent pas plus mal, bien au contraire.

Il arrive également de détenir la vérité et en discutant on ne vous croit pas. C’est très frustrant et parfois déstabilisant.

Mais pourquoi vouloir absolument convaincre ? Nous savons que nous avons raison et tant pis pour les incultes, les crétins, les effrontés. On n’a rien à prouver à ces gens-là.

Essayez l’intelligence du lâche prise et vous verrez combien vous vous sentirez …

LIBRES

De mon temps

Je suis d’une génération qui écoutait avec patience et respect ses grands-parents et ses parents parler du « bon vieux temps ».

Leur récit commençait toujours ainsi « De mon temps » …

Je me surprends parfois à dire à mes enfants et mes petits-enfants la même phrase sauf que je sens une pointe de moquerie et surtout de « je m’en foutisme ».

Là je pourrais parler de mon temps lorsque j’étais une enfant, à peine adolescente, qui jouait dans la rue avec ses copines.

Nous n’avions pas les parents sur notre dos et on se sentait tellement libres. Et justement cette liberté tout de même contrôlée ( nous n’avions pas intérêt à dépasser les limites imposées) faisait que nous nous amusions et riions tellement bien !

Il existait des groupes, des disputes, des réconciliations mais on se débrouillait et tout finissait toujours par s’arranger.

Là je regarde avec tristesse et parfois effroi le comportement des enfants du 21e siècle.

Ce ne sont que disputes sur disputes, les plus forts s’en prenant aux plus faibles et comme les parents, voire les grands-parents s’en mêlent, les enfants se sentent tout puissants et cela n’arrange rien !

Honnêtement cela m’énerve car il ne s’agit que de bagarre de chiffonniers qui n’ont aucune conséquence, pour preuve les ennemis d’hier deviennent amis aujourd’hui et vice versa.

Mais là les adultes crient au complot, au scandale quand ce n’est pas… au harcèlement moral !

C’est incroyable qu’on en soit arrivés là alors que l’enfance doit se construire également sur des jeux de trottoir entre eux.

Ah oui… De mon temps c’était quand même bien mieux pour les jeunes.

Il existe des gens heureux

Avant la crise sanitaire, nous croisions des personnes peu amènes, au visage fermé et nous avions, sans doute, par dépit pris l’habitude de ce manque cruel d’amabilité, de chaleur humaine.

La crise est arrivée, les visages se sont cachés, le regard s’est éteint et la suspicion s’est installée. C’est dire à quel point notre horizon s’est encore plus détérioré niveau communication.

Entre crises, confinement, déconfinement, vaccin, pas vaccin, on a atteint le summum de l’indifférence, voire l’agressivité.

On voit rose ? On vous répond noir.

On sourit des yeux ? On détourne le regard.

La méfiance, le défaitisme font désormais partie de notre vie.

Mais il existe une poignée de gens qui résistent et qui sont …. heureux !

Seulement ils cachent leur enthousiasme, leur joie de vivre, leur optimisme à toute épreuve.

Mais pourquoi se cacher ? Pourquoi faire taire notre personnalité ? Nous ne devons rien à personne et surtout pas à ces gens qui voudraient que la terre s’arrête de tourner rond.

Oui il y a des gens heureux, joyeux, des personnes qui y croient et même si elles respectent tous ces gestes sanitaires, elles pensent que la vie est une chose merveilleuse.

Alors si vous croisez une personne au regard pétillant, à la parole claire et égayante, ne vous renfrognez pas, elle ne porte pas le diable en elle mais le soleil dans son coeur, la poésie sur ses lèvres.

Moi je dis que les gens heureux çà fait un bien fou au moral !

Et je peux vous assurer que si j’écrivais cet article sur un blog, il y aurait des gens qui seraient fort mécontents pensant que je me moque de la misère humaine.

Sauf que la vraie misère peu de gens savent vraiment ce que c’est.

Nous avons tous une part de responsabilité dans ce qui fait l’ambiance d’une rue, d’un chemin, d’une boutique.

Alors merci aux gens heureux de donner du soleil dans nos vies.

Les senteurs de mon enfance

Nos souvenirs d’enfance sont parfois liés à des odeurs, des senteurs qui, dès qu’on les frôle à nouveau des décennies plus tard, nous rappellent nos années tendres.

Papa sentait bon le chèvrefeuille mais impossible de me rappeler pourquoi !

Maman aimait l’eau de rose et ces senteurs divines me rappellent systématiquement ma douce enfance.

L’eau de fleur d’oranger, dont parfumait délicatement maman sa pâte à crêpes, me laisse un sentiment de tendresse infinie mais aussi ce merveilleux voyage en Tunisie.

Je ne peux pas sentir les effluves d’un gâteau de riz sans repenser à mes vacances chez ma grand-mère.

Rien ne dure, rien ne reste, tout va vite, bien trop vite mais ces senteurs sont en moi et ont sans doute fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Les murs ont chuchoté

Vous ne les entendez pas.. Moi, si !

Avant de penser que je suis folle et que j’entends les murs parler, lisez cette merveilleuse histoire d’un pan de vie d’une famille géniale.

Normal, c’est la mienne …

Et que disent-ils ces murs qui ont vu tant de personnes passer, de fêtes se dérouler, de cris joyeux, de larmes, de rires pendant 16 ans ?

Ils vous diraient, si vous pouviez les écouter, qu’un homme, un père a construit de ses mains une grande partie de la maison et a mis toute son âme à fabriquer une chambre pour chacun de ses enfants. Parce que la priorité c’était les enfants et ce le fut tout le temps que dura cette épopée d’une famille formidable.

Ils vous chuchoteraient que dans ces murs, on faisait la fête et que la maitresse de maison, la mamma se levait aux aurores pour préparer des mets appétissants parce que rien n’était trop beau pour ses enfants.

Ils vous confieraient qu’au fil des années, le mal être s’est installé car comme une immense partie de parents, il est difficile de voir partir ses enfants et que d’attente en attente, d’espoirs en désillusions, ils n’ont plus voulu attendre.

Ils n’en veulent à personne vous annonceront ces murs parce que leur amour est intact et toujours aussi merveilleux.

Tout ce processus fait partie de la vie. Il y a juste des parents qui n’arrivent pas à couper le cordon quand d’autres le font aisément.

Personne n’a jamais su en fait qui étaient les plus heureux car ils sont discrets sur leurs sentiments les parents.

Alors ils se sont vus vieillir et attendre leur était devenu insupportable.

Et ces murs affolés vous diront qu’ils attendent de nouvelles personnes qui prendront possession de la propriété et en feront, ils l’espèrent de tout coeur, un havre de paix comme l’ont su faire les anciens propriétaires.

Cette maison a représenté pour moi, pour mon mari tant et tant de choses mais une page de la vie se tourne, des chapitres se ferment pendant que d’autres vont s’ouvrir et si c’est un adieu à ces murs, ce n’est qu’un au revoir à ceux qui y ont vécu…

Le café de mon père

Il y a des souvenirs comme çà qui reviennent en mémoire, on ne sait pas pourquoi.

L’autre jour, j’ai quitté mon papa ne sachant quand nous nous reverrions.

Et tout le long de la route du retour, les images défilaient en boucle et souvent les larmes montaient pour venir s’écraser vivement sur ma main afin de ne pas perturber ma fille assise à côté de moi.

Et j’ai revu cette image d’un temps révolu qui ne reviendra plus mais qui m’a donné le sourire.

J’adorais tremper mon biscuit dans le café de mon père. Assise sur ses genoux, j’y allais bon train et quand le biscuit était trop détrempé, des morceaux de gâteau tombaient dans le breuvage.

Mais papa ne disait jamais rien. Il souriait, il riait et il prenait la cuillère pour retire ces miettes et me laissait terminer patiemment mon biscuit.

Cela peut paraitre banal à ceux qui me liront mais pour moi cela représente tant de choses, tant d’amour, tant de respect et je me sens si sereine quand je repense à ces jours heureux.

Le café de mon père, je ne risque jamais de l’oublier …

En fait on n’oublie pas ses souvenirs d’enfance. Ils sont enfouis pendant des années durant lesquelles nous construisons notre vie.

Puis une fois les enfants élevés, partis eux aussi vivre leur propre existence, des moments de douceur reviennent à notre mémoire.

Chacun va les percevoir suivant son degré de sensibilité.

Moi, à 64 ans, je pleure en silence de ces moments envolés et qui ne reviendront jamais ..

Dis quand reviendras-tu ?

Une question à laquelle je n’ai pas de réponse !

Pourtant comme je l’aime cette région parfois sauvage, souvent humide et tant décriée par ceux qui ne savent pas voir avec le coeur.

La semaine prochaine je vais m’éloigner encore plus loin partant vivre dans le Sud.

J’ai donc fait un pèlerinage de 2 jours, 2 petites journées intenses en émotion.

Dis Bretagne quand te reverrais-je ? Dis toi le sais-tu ?

Je reviendrais, c’est certain, ne serait-ce que pour mon papa, mes soeurs et maman partie au ciel mais les hommes ayant inventé les tombes, on peut venir se recueillir près de ceux qui nous ont quitté et qui restent à jamais dans notre coeur.

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